Le producteur et DJ français Kavinsky, de son vrai nom Vincent Belorgey, a été retrouvé mort à son domicile parisien le 28 juillet 2026, à l'âge de 50 ans. L'homme derrière « Nightcall », le morceau qui ouvre le film Drive, était l'une des grandes figures de la musique électronique française. La cause exacte du décès n'est pas encore établie : une enquête est ouverte et, selon une source policière, la piste d'un AVC est évoquée. Voici ce que l'on sait, sans rien surinterpréter.

Ce que l'on sait de sa mort

Kavinsky a été découvert sans vie à son domicile, dans le 18ᵉ arrondissement de Paris, le 28 juillet 2026. Il avait 50 ans, à trois jours de ce qui aurait été son 51ᵉ anniversaire : il était né le 31 juillet 1975. Aucun élément suspect n'a été relevé sur les lieux, et une enquête a été ouverte pour déterminer les causes exactes du décès, comme le rapporte franceinfo.

À ce stade, aucune cause officielle n'a été communiquée : des analyses doivent encore être menées pour la confirmer. Prudence, donc. Tout ce qui circule au-delà relève de l'hypothèse.

La piste de l'AVC : une hypothèse, pas une certitude

Selon une source policière proche du dossier, citée par plusieurs médias dont Paris Match, l'hypothèse d'un accident vasculaire cérébral (AVC) serait la plus sérieuse. L'artiste se serait plaint de maux de tête répétés dans les jours précédant son décès. Insistons : rien n'est confirmé tant que les analyses n'ont pas parlé, et nous en restons au conditionnel.

Ce que cette piste rappelle, en revanche, c'est à quel point un AVC peut frapper vite et sans prévenir. Et là, connaître les bons réflexes change tout.

L'AVC, ces signes qui doivent vous alerter

Un AVC survient quand la circulation du sang vers le cerveau est brutalement interrompue ou réduite. Chaque minute compte : plus la prise en charge est rapide, plus on limite les séquelles. Chaque année en France, l'AVC touche plus de 140 000 personnes et reste la première cause de handicap acquis chez l'adulte, rappelle la Haute Autorité de Santé.

Pour réagir sans hésiter, retenez le mot VITE. Il résume les signes qui doivent vous faire appeler les secours immédiatement. Un seul suffit.

LettreLe signe d'alerteLe test simple
V — VisageLa bouche ou une paupière s'affaisse d'un côtéDemandez à la personne de sourire
I — InertieUn bras (ou une jambe) faiblit, s'engourditFaites lever les deux bras
T — Trouble de la paroleMots déformés, discours confusFaites répéter une phrase simple
E — Extrême urgenceUn seul de ces signes suffitAppelez le 15 (Samu) sans attendre

Le bon réflexe tient en un numéro : le 15 (Samu). N'attendez pas que « ça passe » et ne prenez pas la voiture vous-même. Comme pour un coup de chaleur, ce sont les toutes premières minutes qui font la différence. Et en cas de doute sur votre santé cardiovasculaire, parlez-en à votre médecin : l'hypertension, le tabac ou une maladie cardiaque silencieuse comptent parmi les facteurs de risque.

Du cinéma à « Nightcall » : qui était Kavinsky

Vincent Belorgey est venu à la musique sur le tard. Avant les platines, il a été acteur, notamment dans les films de son ami de longue date Quentin Dupieux. C'est là qu'il façonne le personnage de Kavinsky : un pilote fantôme, revenu d'un accident mortel au volant d'une Ferrari pour composer de la musique. Une fiction rétro-futuriste nourrie de films d'action des années 1980, de bornes d'arcade et de bolides.

Il émerge au milieu des années 2000 sur le label français Record Makers, avec les EP « Teddy Boy », « 1986 » puis « Nightcall », et tourne aux côtés de Daft Punk et Justice. En 2010, tout bascule avec « Nightcall » : produit avec Guy-Manuel de Homem-Christo (Daft Punk), mixé par SebastiAn et chanté par la Brésilienne Lovefoxxx (CSS), le titre devient culte en ouvrant Drive, le film de Nicolas Winding Refn avec Ryan Gosling (2011).

Son premier album, OutRun (2013), pose les bases de la vague synthwave. Preuve de l'empreinte laissée par ce son : « Nightcall » a résonné jusque dans la cérémonie de clôture des Jeux olympiques de Paris 2024.

Un son qui ne s'éteindra pas

Kavinsky laisse une discographie courte mais dense, et surtout un morceau devenu la bande-son d'une époque. La nouvelle a cueilli à froid les amateurs de musique électronique, en France comme à l'étranger. La musique, elle, continue de tourner : « Nightcall » n'a pas fini de rouler dans la nuit.