Vous avez vu passer le nom « Geovelo » et vous vous demandez ce que c'est ? En deux mots : une application française, gratuite et sans publicité, qui calcule vos trajets à vélo les plus sûrs et vous guide au guidon, en ville comme sur les grands itinéraires. Voici ce qu'elle fait vraiment, comment l'utiliser, et pour qui elle est taillée.

Geovelo, c'est quoi au juste ?

Geovelo, c'est un GPS pensé pour le vélo, et rien que pour le vélo. Pas un fond de carte auto où l'option deux-roues arrive après la voiture : ici, tout l'outil est construit autour du cycliste. L'appli est née en 2009 à Tours, portée par Benoît Grunberg et Gaël Sauvanet, et développée depuis par la société La Compagnie des Mobilités. Plus de quinze ans plus tard, elle revendique 3,1 millions de téléchargements et de bonnes notes sur les stores : 4,7/5 côté App Store, 4,6/5 sur Google Play.

Sa vraie force, c'est son calculateur maison. Il s'appuie sur la cartographie libre OpenStreetMap et jongle avec une trentaine de critères — pistes cyclables, rues calmes, pentes modérées — pour vous éviter les axes où l'on serre les fesses entre deux camions. Vous ne cherchez pas le trajet le plus court à tout prix : vous cherchez celui sur lequel vous arriverez entier.

Comment ça marche, concrètement

Le principe tient en trois gestes :

  1. Vous téléchargez l'appli (iOS ou Android) et vous créez un compte.
  2. Vous entrez un départ et une arrivée. Geovelo propose plusieurs tracés, du plus rapide au plus sécurisé : à vous de placer le curseur entre vitesse et tranquillité.
  3. Vous roulez, guidé à la voix ou à l'écran, avant, pendant et après le trajet. L'appli enregistre vos sorties et empile les statistiques : distance, dénivelé, régularité.

Bon point : l'itinéraire s'adapte à votre monture. Vélo classique, vélo à assistance électrique, cargo ou vélo en libre-service, le calcul change — un VAE avale des côtes qu'un vélo musculaire préférera contourner. Geovelo cartographie aussi les parkings à vélo, les points d'eau et les ateliers de réparation en chemin, et laisse signaler un danger ou un obstacle, façon Waze du cycliste.

Vraiment gratuite et sans pub ? Le modèle, sans langue de bois

Oui, l'appli est gratuite à télécharger comme à utiliser, et elle n'affiche aucune publicité. La question légitime, derrière, c'est : « où est le piège ? » Il n'y en a pas vraiment, mais il y a un modèle. Geovelo est financée par les collectivités et des partenaires — plus de cinquante territoires abonnés, de Paris à Lyon en passant par Marseille ou Bordeaux — qui récupèrent en retour des données de déplacement anonymisées pour améliorer leurs pistes cyclables.

Autrement dit : vos trajets nourrissent des tableaux de bord qui aident les villes à voir où les cyclistes passent, et où ils manquent d'aménagements. Les données sont agrégées et anonymisées ; si le sujet vous chatouille, sachez que c'est le cœur du système, pas une option planquée.

RepèreDétail
ÉditeurLa Compagnie des Mobilités (Tours, France)
Lancement2009
PrixGratuit, sans publicité
PlateformesiOS, Android, web
Types de véloClassique, électrique (VAE), cargo, libre-service
Notes stores4,7/5 (App Store) · 4,6/5 (Google Play)
Téléchargements3,1 millions revendiqués
ModèleFinancé par les collectivités (données anonymisées)

Pour qui c'est fait (et pour qui un peu moins)

Geovelo brille d'abord pour le vélo du quotidien et la découverte : rejoindre le boulot sans jouer à saute-camion, tester un nouveau quartier, s'offrir une voie verte le dimanche. Les cyclotouristes y trouvent leur compte grâce à un catalogue de balades et de grands itinéraires balisés. Envie de longer l'Atlantique ? La Vélodyssée et ses quelque 1 300 km de Roscoff à Hendaye y sont découpées étape par étape, comme La Loire à Vélo (685 km) ou la ViaRhôna (839 km).

Là où l'appli est moins taillée, c'est pour le cycliste de performance pur jus — celui qui traque les watts et les segments chronométrés façon Jonas Vingegaard. Pour l'entraînement au capteur et la compétition, les habitués resteront souvent sur des outils comme Strava ou Komoot. Geovelo, lui, mise sur la sécurité et le confort du trajet, pas sur la course au record.

Les nouveautés qui comptent en 2026

La mise à jour de fin juin 2026 a ajouté deux fonctions bien senties : des alertes météo sur vos trajets favoris, et l'affichage en temps réel de la disponibilité des vélos en libre-service. La météo n'est pas un détail quand on roule : par forte chaleur, mieux vaut décaler son départ, et nos repères pour bouger sans se cramer l'été valent aussi le coup de pédale. Côté libre-service, fini de foncer vers une station vide : l'appli vous dit s'il reste un vélo avant que vous vous déplaciez.

Nos conseils pour bien démarrer

  • Réglez votre type de vélo dès l'installation : l'itinéraire d'un VAE n'a rien à voir avec celui d'un vélo musculaire.
  • Testez sur un trajet que vous connaissez avant de suivre l'appli les yeux fermés. Vous verrez vite si ses choix vous conviennent.
  • Jouez avec le curseur « rapide / sécurisé » selon l'humeur et le trafic. Le tracé le plus court n'est pas toujours le plus agréable.
  • Signalez les obstacles que vous croisez : c'est ce qui rend la carte utile pour ceux qui passeront après vous.

Au fond, Geovelo ne transformera pas votre coup de pédale, mais elle enlève une bonne dose de stress à la question « par où je passe ? ». Pour un premier trajet en ville comme pour un grand raid le long de la côte, c'est une boussole gratuite qui a le mérite de penser vélo d'abord. Reste à chausser les cales et à suivre la trace. Sources : le site officiel Geovelo et sa fiche Google Play.